Départementales 2021 : questions (et réponses) aux candidat-e-s

jeudi 3 juin 2021
par  DN
popularité : 47%

Dans la perspective des élections départementales des 20 et 27 juin 2021, le collectif a écrit aux candidat-e-s pour les interroger sur quelques questions qui nous tiennent à cœur.

Voici le questionnaire suivi des réponses que nous avons reçues :

QUESTIONNAIRE : Si vous êtes élu.e...

  • Quelle sera votre priorité concernant l’hébergement des personnes en difficulté (habitat précaire, situation d’urgence, personnes sans abris) ?
  • NB : le Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des personnes défavorisées se termine en 2022
  • Quelles orientations donnerez-vous à l’Office public Habitat 17 pour améliorer la gestion quotidienne de son patrimoine, au plus proche de ses locataires, et favoriser la construction de logements sociaux là où ils font défaut (en l’occurrence sur les six communes soumises à la loi SRU sur le pays royannais) ?
  • Que comptez-vous faire pour lutter contre le logement indigne ? Pour favoriser l’exercice des pouvoirs de police des maires sur ce point ? Pour davantage inciter les propriétaires à améliorer la qualité des logements loués dans le parc privé ?
  • Quelle seront vos priorités pour l’accueil des gens du voyage sur le pays royannais (terrains familiaux, aires de grand passage, accueil de saisonniers) ?

RÉPONSES

NB : l’ordre des réponses correspond à leur ordre de réception :

1 - CANTON DE ROYAN

Liste LR (030621)

Bonjour,

Pour répondre à votre questionnaire, il y a, dans le pays Royannais, un véritable manque de logement d’urgence et encore trop d’habitat précaire et d’une manière générale une demande nettement supérieure à l’offre.

Manifestement le plan Départemental d’Action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées devra être repensé.

IL est important de rappeler qu’il est très difficile de se loger dans le pays Royannais . La plupart des communes sont carencées en logements sociaux et paient de lourdes pénalités. Nos jeunes actifs sont contraints de quitter notre territoire pour aller se loger dans les terres où les prix sont plus abordables. D’une manière générale, nos communes du littoral sont prises en tenaille entre l’état qui demande plus de logements sociaux, les associations environnementales qui militent pour le zéro artificialisation, la loi littoral et des prix du foncier prohibitifs. Dans toutes les communes des efforts de rattrapage sont faits, mais nous partons de tellement bas qu’il va être difficile d’atteindre les quotas assignés.

Les maires ont désormais les moyens d’agir en signalant les cas à la caisse d’allocations familiales et , si nécessaire, de faire évacuer les lieux.

En ce qui concerne l’accueil des gens du voyage qui est une compétence de l’EPCI, , nous devons inciter la CARA à se mettre en conformité avec le schéma départemental d’accueil des gens du voyage, ce qui n’est pas le cas actuellement, en prospectant dans les communes pour trouver des terrains susceptibles de devenir des aires d’accueil.
Bien sincèrement.

Patrice LIBELLI
Maire de Vaux-sur-Mer

Liste LREM (070621)

Questionnaire du Collectif pour un habitat social en pays royannais
Réponses de Muriel Guillet et Thomas Lafarie

Quelle sera votre priorité concernant l’hébergement des personnes en difficulté (habitat précaire, situation d’urgence, personnes sans-abris) ?
NB : le Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des personnes défavorisées se termine en 2022
Il faut impérativement une meilleure visibilité et coordination des divers acteurs du logement destiné aux personnes en difficulté, notamment avec un guichet unique bien identifié par ce public, les services sociaux communaux ou intercommunaux, et par les élus locaux. Certaines actions ou certains dispositifs ne sont pas mis en œuvre par méconnaissance de la part des élus ou des acteurs sociaux. Il est également important d’être en relation plus étroite avec les associations agréées pour gérer l’accès de ces personnes (notamment Tremplin 17).

Quelles orientations donnerez-vous à l’Office public Habitat 17 pour améliorer la gestion quotidienne de son patrimoine, au plus proche de ses locataires, et favoriser la construction de logements sociaux là où ils font défaut (en l’occurrence sur les six communes soumises à la loi SRU sur le pays royannais) ?
En tant que conseillers départementaux, nous suivrons davantage les problèmes de gestion et de construction que rencontre Habitat 17, ce que ne font pas les conseillers sortants de notre canton. Il n’est pas acceptable qu’un bailleur social départemental public ait des relations aussi médiocres avec ses locataires. Il n’est pas davantage acceptable que des logements à loyer abordable détruits mettent autant d’années avant d’être reconstruits (La Robinière, Job…).

Que comptez-vous faire pour lutter contre le logement indigne ? Pour favoriser l’exercice des pouvoirs de police des maires sur ce point ? Pour davantage inciter les propriétaires à améliorer la qualité des logements loués dans le parc privé ?
Pour inciter les communes de notre agglomération à lutter contre le logement indigne, il est urgent que la CARA mette enfin en place un Plan Local de l’Habitat. Ce PLH aura le mérite de sensibiliser tous les maires à ce sujet et à être plus réactif au moindre signalement.

Quelles seront vos priorités pour l’accueil des gens du voyage sur le pays royannais (terrains familiaux, aires de grand passage, accueil de saisonniers) ?
La priorité est que la CARA se mette définitivement aux normes, notamment en finalisant le terrain provisoire de Royan. En tant que conseiller communautaire siégeant, comme suppléant, au sein de la nouvelle commission thématique « Gens du voyage », Thomas Lafarie pourra suivre le attentivement le sujet.

Liste de gauche (100621)

RÉPONSES AU QUESTIONNAIRE
DU COLLECTIF POUR UN HABITAT SOCIAL EN PAYS ROYANNAIS

1. Le PDALHPD 2017-2022 s’appuie sur des données vieilles d’une dizaine d’années. Ses orientations mettaient en priorité « l’accès à l’hébergement et au logement des publics du Plan à partir d’un diagnostic des besoins des ménages. » Il considérait également nécessaire « de poursuivre les avancées en matière de lutte contre l’habitat indigne et de prévention des expulsions. » Il y a donc besoin d’un diagnostic actualisé pour dégager des priorités. Le logement étant la condition première de l’autonomie et de l’insertion dans la vie sociale et professionnelle, il est donc prioritaire de se fixer l’objectif d’assurer à chacun un toit.

2. Nous considérons que l’Office public départemental de l’Habitat, « Habitat 17 », doit devenir l’outil d’un véritable service public départemental du logement social, aux missions élargies (présence de gardiens, accompagnement social, relations avec les usagers…). Nous considérons également que la CARA, afin de maîtriser et d’orienter sa politique du logement, devrait se doter de son propre office public HLM intercommunal, ce qui lui permettrait de répondre, au plus près, aux besoins des populations locales et des communes relevant de la loi SRU, sur le pays royannais.

3. La loi ALUR donne déjà aux maires le moyen de lutter contre le logement indigne par le biais du « permis de louer ». Encore faut-il se mettre d’accord sur la définition de l’habitat indigne (c’était l’un des enjeux du plan 2017-2022) et que les maires aient la volonté politique d’utiliser le « permis de louer ». La question est alors de recenser les logements indignes, ce qui devrait être le rôle d’un service public du logement. Dans les cas extrêmes nécessitant un relogement d’urgence, les maires ont toujours la possibilité de s’adresser au Préfet pour qu’il prenne un arrêté au titre du DALO et permette le relogement sur le contingent préfectoral. Quant aux propriétaires-bailleurs, il est nécessaire de développer l’information dans leur direction, notamment au sujet des aides dont ils peuvent bénéficier dans le cadre des opérations d’amélioration de l’habitat, mais également de prendre des mesures coercitives contre les « marchands de sommeil ».

4. Sur le Pays royannais, selon le Schéma Départemental d’Accueil des Gens du Voyage, il manque dix terrains familiaux, une aire permanente d’accueil (à Royan) et une aire de grand passage. La priorité est donc de se mettre en conformité avec la loi.
En ce qui concerne l’accueil des travailleurs saisonniers (si c’est le sens de la question), nous soutiendrons la création de foyers d’hébergement.

Christelle MAIRE, Jacques GUIARD,
Candidats du rassemblement de la Gauche

2 - CANTON DE SAUJON

Liste écologiste (070621)

Cher collectif, et cher tous,
Bonjour,
je fais suite à votre mail concernant le positionnement de notre équipe de candidats "Canton Saujon Collectif".
Après avoir pris connaissance des questions légitimes que vous nous avez envoyées, il ne nous est malheureusement pas possible d’y répondre en détail rapidement et par "dessus la jambe" dans cette période au "timing" si serré, par simple mail et de s’engager sur des sujets qui demandent approfondissements et savoirs, expériences à partager.
Face à ces questions d’extrême importance alors que nous devons tout faire sans aide, par nous-mêmes avec nos propres moyens pour cette campagne électorale...en ménageant nos activités professionnelles respectives, sans avoir non plus eu l’occasion d’y travailler de près mais pour l’avoir vécu, avoir aidé des personnes en difficultés ou observé nous mêmes, nous préférons une rencontre réelle pour évoquer et échanger autour de ces questions dont vous vous êtes saisi en tant que collectif.
Nous avons à apprendre de vous : " Construire AVEC les habitants en respect du bien commun" telle est notre devise de campagne, puisque nous-mêmes, sommes issus d’un ou plusieurs collectifs sur différentes causes et dossiers, nous respectons les compétences que vous avez très certainement réunies.
Nous considérons que les associations ou regroupements de personnes sur tous les sujets ont leur mot à dire et très certainement des solutions à faire émerger depuis le terrain.
Nous préférons donc une concertation, consultation et nous avons l’honnêteté ou/et la modestie de ne pas apporter des réponses automatiques, hors-sol ou incohérentes, pour se débarrasser du sujet ou le frôler.
La question de l’habitat social, de l’accueil dans notre région et Département touristique mérite une écoute particulière
omme cela ne vous a certainement pas échappé, jusqu’à présent, le Conseil Départemental ne comportait aucun élu écologiste. Nous comptons sur ces élections pour que des élus écologistes puissent enfin orienter une politique sociale et environnementale indispensable à la qualité de vie, le partage et la dignité dans notre territoire.
Nous sommes à votre disposition selon nos agendas respectifs pour évoquer tout cela ensemble.
Pour l’heure vous pouvez consulter le programme et site départemental
https://17ecologiquesolidaire.fr/les-candidats/canton-22-saujon/
https://17ecologiquesolidaire.fr/programme-2/
et ici, pour ce qui est de notre blog site : https://paroledecitoyens.blog4ever.com/articles/candidatures-binome
Bien écologiquement votre.
Pensées humanistes,

Stéphanie Muzard, pour Canton Saujon Collectif écologique et solidaire.


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