L’ancien lycée professionnel Pierre et Marie Curie à Royan

mercredi 8 janvier 2014
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Désaffecté depuis presque neuf ans, l’ancien lycée professionnel Pierre et Marie Curie était la propriété de la région Poitou Charentes. Sur une parcelle de 10.000 m2 située rue de la Providence sur les hauteurs de Royan, il comporte 3 bâtiments principaux que nous avions visités et qui étaient propices à une reconversion en logements sociaux, et accession à la propriété.

La région avait décidé fin 2009 de vendre ce terrain, avec comme condition impérative que des logements sociaux y soient construits.

Un concours d’architectes avait été lancé. Deux très bons projets avaient été sélectionnés et présentés à une délégation de notre Collectif lors d’une rencontre à Poitiers avec la conseillère régionale Régine Joly. Nous avions donné notre préférence au projet de l’atelier Archipel, de Royan, qui répondait aux critères principaux que nous souhaitions : nombre important de logements
sociaux (40 %), réhabilitation très judicieuse du plus grand des bâtiments, et qualité architecturale de l’ensemble. On nous confirmait peu après que ce projet était bien retenu.

Mais, contre toute attente, le conseil régional revenait sur cette décision, considérant le prix de vente comme le critère premier. Il décidait de mettre en vente la propriété au prix de 6 millions d’euros et supprimait l’obligation pour l’acquéreur du pourcentage de 40 % de logements sociaux.

La suite des opérations ne pouvait plus revêtir, pour nous, qu’un moindre intérêt. La société Vinci Immobilier acquérait le bien pour un montant de 9 millions d’euros (information donnée par Sud Ouest du 16 mars 2011 ) excédant largement la somme fixée, ce qui démontre l’importance de ce lieu idéalement placé dans Royan et dans lequel on aurait pu faire une réalisation exemplaire de mixité sociale au cœur de la ville.

Le conseil régional a justifié son choix en annonçant, par la voix de Madame Joly, la construction de plusieurs équipements sociaux grâce au produit de la vente et que, par ailleurs, " le logement n’est pas de sa compétence ", ce qui n’était pas sa position au moment du premier concours d’architectes.

Nous ne pouvons que constater une dérobade générale des autorités quand il s’agit de répondre à ce besoin urgent de logements sociaux, car la mairie de Royan avait, elle aussi, la possibilité d’exercer un droit de préemption au tout début de la mise en vente lors du premier prix fixé, et en tenant compte du bénéfice escompté pour l’image de la Ville. Option qu’elle n’a pas jugé bon de tenter.


Consulter le communiqué de presse du collectif du 13 mars 2010.

Consulter le communiqué de presse du Collectif du 14 mars 2011.


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