Bref historique du Collectif

, popularité : 7%

Tout à commencé au Marché de Noël 2008 à Royan : pour fêter les 60 ans des Droits de l’Homme une dizaine d’associations offraient un thé de l’amitié et de la solidarité aux passants et les invitaient à différentes manifestations, dont la projection du film « Les enfants de Don Quichotte », le 16 janvier 2009, à Saint Georges de Didonne.

Janvier 2009. Relais de la Côte de Beauté, à Saint Georges de Didonne. "Les enfants de Don Quichotte", le documentaire retraçant la mobilisation des sans abris le long du canal St Martin, est projeté à l’occasion d’un ciné débat organisé par un collectif d’associations royannaises dans le cadre des manifestations autour des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Parmi ces droits donc, le droit au logement. (Qu’est-ce que le D.A.L.O.)

S’offusquer ! Soupirer ! Être en colère ! Nous pouvions en rester là. Chacun repartir chez soi. Quelques uns ont décidé de ne pas ressortir de la salle du cinéma sans s’échanger leurs coordonnées et se donner rendez-vous pour essayer de "faire quelque chose chez nous".

Un mois plus tard, une dizaine de personnes se réunissaient pour créer le Collectif pour un habitat social en pays royannais. Il réunit des associations (Amnesty international, Attac, Entraide protestante, Équipe pastorale de l’église catholique, Ligue des droits de l’homme) et des particuliers soudés par la même conviction que le logement est un droit fondamental et que le logement social doit trouver sa place dans nos cités.

Ce Collectif est lancé publiquement le 14 mars 2009 - la trêve hivernale anti-expulsion se terminant le 15 - par une Conférence de Presse présentant ses objectifs : S’informer et informer, Réfléchir, Proposer.

La question du « vivre ensemble »

Le cumul des actions, contacts et interventions du Collectif ont mis en lumière une question de société qui nous concerne tous, particuliers, actifs ou retraités, élus ou agents des services publics. C’est notre perception du « social » qui est interrogée. Lorsqu’un projet de construction de logements sociaux parfaitement légal ramène une pétition des riverains sur le bureau d’un maire, que peut-on faire ?

L’ambition du Collectif est donc aussi d’aider à des prises de conscience et faire en sorte de « réhabiliter » le sens du social dans l’esprit des habitants d’une ville ou d’un quartier. Au-delà de l’exigence des droits de l’Homme et du respect de la loi, c’est notre vivre ensemble en société qui est en jeu.

Le droit au logement et à un habitat décent est un enjeu majeur du vivre ensemble mais il reste, en pratique, beaucoup trop aléatoire. Tandis que trop de situations, loin d’être extrêmes et anecdotiques, légitimeraient que le logement soit véritablement une priorité politique. Or, pour nous même comme à beaucoup d’habitants que nous avons rencontré, ce n’est pas le cas.

Tant au niveau local qu’au niveau national, le manque d’engagement par rapport au logement social est manifeste. Aucune des six communes de la Communauté d’agglomération Royan Atlantique soumises à la loi SRU n’atteint les 20% de logements sociaux obligatoires (aucune n’atteint même les 10% et la plupart sont bien en dessous). Au niveau national, les programmations ne sont pas davantage respectées.

Comment expliquer ce manque de volonté politique alors qu’avec la crise économique et l’envolée des prix de l’immobilier les besoins sont de plus en plus grands ? Faut-il en conclure que l’objectif d’un logement décent pour tous est abandonné, la solidarité n’étant plus au centre du pacte républicain ?

Sites favoris Tous les sites

7 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves