Une rencontre pour imaginer l’avenir de la Robinière

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A l’initiative du Collectif pour l’Habitat social en Pays royannais, cette rencontre s’est tenue le 16 juin à l’école Sainte-Marie implantée sur le quartier de la Robinière.

Présents pour le Collectif : Josiane Antoine, William et Jacqueline Barraud, Emmanuel
Baudry, Alain Coutris, Pascal Delage, Line Durandet, Douglas Nelson, Robert Olivier,
Emmanuelle Stroesser, Angélica Tessier, Jean-Luc Thirion, Bernard Vaissié.

Excusés : Claude et Monique Amiaud/Chéry, Christel Nelson, Fabienne Dugas-Raveneau, Jérôme Genêt, Aline Gilham.

Invités présents :

HABITAT 17 : Bernard Parage, directeur, Mathilde Roussel, Laetitia Bourdel.
ECOLE STE MARIE : Mme Sylvie Favier, directrice
CENTRE SOCIO CULTUREL : John Lasserre, directeur, David Chotard, animateur
MAIRIE DE ROYAN : Pascal Révolat, conseiller municipal à l’urbanisme.

Excusés :
Nicolas Jacquel, responsable service habitat et urbanisme, Communauté agglomération Royan Atlantique ; Famille Tessier, fermiers.

Absents :

Mme Barraud Ducheron, conseillère municipale au logement
Mr Gérard Nay, Association des commerçants Royan 2

INTRODUCTION :

La réunion débute par un bref historique de l’intervention du Collectif sur la Robinière de 2009 à aujourd’hui (rencontre habitants, exposition itinérante, débat démolition/réhabilitation, conférence de l’architecte Jean-Philippe Vassal, actions avec Droit Au Logement, interpellation autorités et bailleur, mémo juillet 2012) pour expliquer le « pourquoi » de cette démarche sur l’avenir d’un quartier de la Robinière.

Un diaporama préparé par Ronan et Alain Coutris illustre ce qu’est La Robinière aujourd’hui.

Remarques quant à la démarche  :

* notre hypothèse : réunir ceux qui y vivent et travaillent pour que chacun exprime son
sentiment.

* notre réflexion se réfère aux projections démographiques (cf SCOT CARA) et à la longue liste d’attente de logements sociaux.

* les habitants doivent être entendus et associés à tout projet de création d’un quartier.

* le mot quartier convient-il ? (on entend parler de zone, de Royan 2, d’immeuble X ou Y...)

TOUR DE TABLE

- Écho de la rencontre de Mr Gérard Nay, président de l’association des commerçants de Royan 2, avec Angélica et Robert du Collectif : Royan 2, c’est 200 entreprises et 2 000 emplois. Pour Mr Nay il y a un besoin d’espace pour faire venir d’autres enseignes. L’idée d’une « crèche d’entreprise » est évoquée (sur ce point, John Lasserre et Pascal Révolat répondent que le besoin n’existe pas, l’offre sur Royan étant suffisante). Les salariés de Royan 2 ont des difficultés pour trouver un logement sur Royan. Mr Nay n’exclue pas l’idée d’une création de quartier à La Robinière.

- Écho de la rencontre de Mr Jumel, directeur des infrastructures au Conseil général, avec Alain et Robert : Il n’y a pas actuellement de projet qui impacterait la zone d’un futur quartier. Pour fluidifier l’accès à Royan, des giratoires sont en projet sur la RN 150, en partie reclassée en départementale, ainsi qu’une traversée mieux matérialisée du bas de la zone commerciale à partir de l’aéroport. Il y a aussi un projet d’agrandissement de la zone commerciale de Belmont (au Sud de la RN 150 sur la commune de Médis).

John Lasserre évoque :

• la demande récurrente qu’une passerelle soit conçue pour améliorer et sécuriser le
cheminement vers le centre social où des familles se rendent beaucoup à pied pour les centres de loisirs, crèches etc.

• les problèmes de voisinage (à mettre en relation avec le contexte social), plus souvent évoqués par les habitants que les questions d’environnement ; la proximité de la zone industrielle étant jugée plutôt comme un avantage.

• l’effet repoussoir de la Robinière où ne vont que ceux qui ne peuvent aller ailleurs. La
même distinction vaut au sein même de l’îlot entre les immeubles Z et X et ceux de T et V.

David Chotard :

• pose la question : pourquoi démolir 2 tours plutôt que 4 ?

• insiste sur le très fort marqueur social de la Robinière (et son ancienneté).

• évoque l’attachement d’habitants à ce secteur grâce notamment à la proximité de
commerces tels que Leclerc et Lidl.

• évoque aussi les nuisances dénoncées par les habitants, la honte à faire venir
quelqu’un chez eux.

• estime que les abords ne sont pas très engageants mais que leur amélioration ne
nécessiterait pas d’énormes travaux.

• s’inquiète d’une démolition (qui serait une bêtise) car ce sera plus cher ailleurs pour ces résidents.

• le non remplacement des locataires sur deux immeubles a apaisé le climat social.

• fait part de son opposition « d’expérience » au regroupement de logements sociaux.

• souligne que les fermiers Tessier n’ont jamais eu de difficultés avec les habitants.

Mme Sylvie Favier :

• se dit favorable au développement de ce quartier à titre personnel et fait part du même avis de l’association propriétaire des locaux de l’Ecole Ste-Marie.

• d’autant que les gros soucis de voisinage vécus il y 15 ans n’existent plus.

• mais elle fait part des problèmes de circulation à régler si davantage d’habitants vivaient sur le quartier (risques d’engorgements déjà vécus aux moindres petits travaux qui gênent la circulation).

• peu de familles de la Robinière scolarisent leur enfants à Ste Marie (2 ou 3), même s’il yen a eu plus : « on a l’impression que cela se vide depuis 5 ans ». Pour le coup, cela ne créé pas de vie de quartier.

Bernard Parage :

• Rappelle que lors de sa première visite à La Robinière il a pensé que « les immeubles Z et X ne devraient pas exister », coincés qu’ils sont entre zones commerciales et à proximité d’une rocade. Il leur préfère l’architecture des T et V.

• rappelle qu’un gardien intervient à nouveau sur le site, même s’il n’y réside pas.

• rappelle que sur T et V, il n’y a plus de location proposée (17 vides appartement vides à ce jour). Il précise qu’il lui est impossible de proposer la même démarche que sur Job faute de savoir le devenir de cette zone.

• sa première approche serait de démolir les 4 immeubles et de reconstruire une zone
d’habitat urbanisée tout en soulignant les problèmes de desserte.

• Habitat 17 est prêt à suivre si une étude d’urbanisme est faite.

Mathilde Roussel :

• informe de son étude sur un possible quartier, en partant du PLU : on pourrait en faire
un quartier intéressant en amenant de la mixité (ce qui suppose des investissements
lourds), des commerces de proximité, peut être une école/crèche et en réglant la
question de la traversée vers la ville.

• mais si le PLU prône la densification, il prône aussi plus de zone commerciale, or cette zone est idéale pour faire des commerces sans impact sur la circulation en ville.

• L’alternative serait d’essaimer des logements sociaux en centre ville.

Pascal Révolat :

• demande de « bannir » le terme de « zone » pour celui de « d’Espace Royan 2 ».

• indique que les zones de friche (présentées dans le diaporama) sont des zones
commerciales (« la faute au PLU de 2006 »), mais reconnaît qu’aucune demande
d’implantation de nouveaux commerces n’est faite à la ville.

• rappelle que la modification du PLU de 2008 prévoit d’augmenter les logements
sociaux. Une zone de « gel » a été crée autour de La Robinière dans l’objectif de
réfléchir à son usage, mais il s’interroge sur le devenir des bâtiments actuels. Il informe
qu’un « appel d’offre » sera lancé à la rentrée auprès de Bureaux d’études d’urbanisme
à partir d’un cahier des Charges établi par la Ville.

Conclusion : le Collectif avance l’idée que la création d’un Eco-quartier à La Robinière serait une belle « vitrine » pour la Ville de Royan.